QUELQUES CONSEILS UTILES

Généralités || Détecter les réparations || Contrefaçons des cachets || Restauration de la gomme
Retaille de la dentelure || Valeur des timbres restaurés ou défectueux


Généralités

La première obligation qu'a chaque philatéliste, est celle de sa propre formation et de l'acquisition des connaissances, par le lecture de la presse, littérature ou visites des sites philatéliques, par la fréquentation des clubs locaux, la visite d'expositions et surtout rompre la solitude dans laquelle s'enferment beaucoup de collectionneurs.

La deuxième est celle de ne pas se bercer d'illusions, ne pas se nourrir de l'espoir de pouvoir faire des bonnes affaires, de trouver la perle rare. Mais de faire jouer le bon sens. Ne pas vouloir mettre le prix pour une pièce de qualité, , c'est à dire se sentir attiré par les bonnes affaires, ont joué des vilains tours à plus d'un entre nous. Enfin ne jamais acheter des timbres de valeur sans certificat d'expertise. La simple signature d'un expert n'a aucune valeur, le timbre ayant pu avoir une altération ultérieure au constat d'expert. Les timbres simlement signés doivent être présenté de nouveau à un expert, ce qui en principe est gratuit si la pièce est présentée à l'expert qui l'a signé. Il en est de l'expertise comme des assurances: C'est toujours cher avant sinistre, mais peut éviter des pertes financières par un achat pourri.

La comparaison avec un timbre de la même époque, aussi bien pour la dentelure que pour la gomme est toujours utile, pour cela il est conseillé de garder les 3ème choix pour comparaison (timbre re-dentelé plus petit, épaisseur et/ou texture du papier, référence de couleur) etc.

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Détecter les réparations

Les réparations les plus fréquentes sont le rajout d'une (ou plusieurs) dent(s) ou de parties manquantes (comme les amincis) sur un timbre. Si celle-ci est correctement faite, une réparation est considérée comme un embellissement, pour peu que cela soit mentionné lors de la transaction ou au verso du timbre. Hélas, le plus souvent cette mention est manquante et un timbre ainsi réparé est assimilé à un faux, puisque la pièce n'a pas la qualité qui lui est attribuée. Qualifié d'embellissement, le timbre réparé n’a en conséquence que la valeur d'une fraction de celle du timbre non réparé.

Si vous avez un détecteur de filigrane, posez-y la pièce à examiner et observez sa face. Le papier, la couleur, l'impression et le cachet doivent apparaître réguliers et, peut-être, un peu mats. Les différences de couleur suspectes sont à rechercher en priorité, car il est difficile pour le réparateur de rencontrer la même nuance de couleur, ce qui est aussi valable pour le cachet.

Le réparateur utilise souvent les filets et bordures d'images pour faire le raccord. Ce sont donc ces parties qu'il faut observer attentivement et en premier lieu.

Pour les timbres oblitérés, la pose d'une fausse surcharge peut parfois être détectée lorsqu’elle est SUR l'oblitération.

Ensuite, on tourne le timbre et on regarde le dos : celui-ci doit être régulier en teinte et en surface. Cependant, souvent le dos a été entièrement refait et la réparation est alors difficile à détecter, mais avec une très bonne loupe (ou un microscope), on peut déceler la superposition des deux couches.

Le timbre est à présenter en contre-jour (on dit également « exposer à la lumière rasante »). Il doit se détacher régulièrement sur le fond du papier ainsi illuminé et on ne doit apercevoir aucune inégalité (de surface) si on tient le timbre en biais.

En pliant légèrement le timbre vers le bas, le papier des timbres réparés laisse apparaître des raidissements sensibles.

Une autre possibilité d'examen est de tremper le timbre dans de la benzine (ou benzène, produit qu’on trouve en pharmacie ou en droguerie) sur les timbres neufs, dans l'eau pour les timbres oblitérés. Les parties réparées présentent alors temporairement des zones de "mouillage" inégales, c'est à dire plus claires et plus sombres. En séchant, le timbre ne doit pas présenter le moindre rétrécissement.

Sous la lampe de quartz ou aux rayons ultraviolets, le timbre présenté sur fond noir, fait apparaître comme une radiographie les épaississements et bordures renforcées.

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Contrefaçon de cachets:

Toujours être vigilant lorsque que le timbre oblitéré a plus de valeur que le timbre neuf (qu’il soit ou non charnièré, voire sans gomme). Règle d’or : un timbre oblitéré doit être doté d’un cachet indiquant le lieu et la date d’oblitération. Les simples cachets ronds dépourvus des lieux et dates, malgré ce que disent les catalogues édités par et pour les marchands, n'ont aucune valeur d’authenticité.

Parfois les faux cachets sont de fabrication artisanale et on peut les reconnaître parce qu’ils présentent des parties manquantes ou justement parce que le lieu et la date ne sont pas lisibles. Souvent ces cachets ne sont pas centriques et sont frappés de manière irrégulière. Cependant,en France ces contrefaçons sont rares, car à part de rares exceptions, tout timbre a encore un usage postal, bien qu’officiellement retiré de la circulation. C'est pour cela qu’il faut être attentif aux indications présentes dans tout cachet d’oblitération.

Souvent on rencontre des timbres faussement oblitérés avec des cachets de date et heure identique, parce que le faussaire ne dispose que d'un seul cachet.

Il n'existe que peu de timbres en France qui n'ont plus cours. Ce sont essentiellement les Caisses d'Amortissement et les timbres à l’effigie du Général Pétain. Ces timbres ont souvent été oblitérés sur demande, alors que les postiers n'étaient pas au courant de leur date de validité. Par principe, un timbre oblitéré après la date de validité, même avec la précision « timbre authentique, oblitération non garantie », doit être considéré comme faux.

On peut rencontrer d'autres timbres, oblitérés bien des années après leur retrait de la Poste. Ce ne sont en général que des oblitérations de complaisance, mais leur authenticité n'est contestée que par les puristes qui collectionnent les timbres oblitérés uniquement pendant leur période de vente. Ils ne méritent que la mention « à éviter absolument », mais ne sont pas à proprement parler des faux.

Sur certains timbres classiques on peut retrouver les oblitérations du célèbre faussaire « Fournier ». Il est alors intéressant de comparer les cachets présents avec ceux de ce faussaire professionnel. Leur illustration est ou sera sur ce site.

La couleur du cachet n'est pas à oublier. Elle doit être comparable à la couleur des oblitérations usuelles. Si l'impression est floue ou de couleur différente de celle d'usage à la poste il faut rester prudent. Les faussaires ne disposent pas de l'encre d'origine et indélébile de la poste.

A titre d’exemple, cette oblitération de ST-ANDRE DE NICE, fabriquée en Italie et distribuée par un vendeur français et alsacien, pataur67dc (de nom SIGRIST Patrick) sur le site Delcampe. Les timbres affublés de cette oblitération ont été soumis à l'expert A.Roumet et il n'y a aucun doute sur leur fausseté. Le site Delcampe en ayant été informé, a été rapidement vidé le compte pataur67dc. Cependant, le lendemain le compte a été rouvert (le site préférant garder un client), et les mêmes timbres sont toujours en vente sur Delcampe.fr, même s'ils sont de moins en moins nombreux.


Dans cette affaire il faut considérer qu'il ne s'agit pas d'oblitération de complaisance, mais bien d'une fausse oblitération. Les timbres ainsi oblitérés n'ont aucune valeur. Ce vendeur pataur67dc en a distribué des centaines, car s'agissant de petites valeurs, personne n'y a prêté attention et c’est là que le danger est le plus grand.

Dans certains pays, les timbres étaient oblitérés pendant la fabrication. On peut citer à titre d’exemple la RDA et tous les pays de l’Est de l’Europe appartenant au bloc de Varsovie (URSS, Pologne, Roumanie, Bulgarie…) ainsi que de nombreux pays des autres continents. Ce sont des oblitérations qui déprécient le timbre, en Anglais, « Cancelled to order » ou en abrégé « CTO ».

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Restauration de la gomme

En premier lieu il faut bien lire la description du vendeur. Il indique le plus souvent timbres neufs sans charnières, avec le signe ** et la cote correspondante. Dans ce cas il s'agît toujours de timbres regommés. La référence et utilisation de la cote du ** est cependant une enfreinte à la loi sur la consommation, attribuant une qualité à un article que celui-ci n'a pas. L'acheteur est donc bien conseillé de n'acheter que des timbres neufs, gomme d'origine garantie.

On rencontre les timbres regommés sur les grosses et les petites valeurs. Ces dernières ont souvent été regommés pour ne pas éveillers les soupçons de l'acheteur potentiel.

Les timbres regommés il y a quelques années sont faciles à reconnaître. De nos jours cette détection est plus difficile. Il présente souvent une gomme d'une autre couleur, plus claire en général, que la gomme d'origine. Il est donc important de comparer la gomme du timbre à examiner à la gomme d'un autre timbre de la même époque.

On peut aujourd'hui imiter le cracquelage de la gomme. Ce craquelage n'est donc pas une garantie d'authenticité.

Les timbres regommés sont souvent un peu courbés, comparer avec un timbre non regommé en les posant sur la paume de la main.

Sur les timbres regommés, il reste des reliquats de gomme dans les pointes des dents ou dans les trous de la perforation, ce qui leur donne un aspect vitreux.

En général les pointes des dents sont dures coupantes, il leur manque les filaments provoqués par le détachement du timbre de la feuille. Cependant les restaurateurs peuvent corriger cet effet. Mais la rigidité des dents subsiste.

Les regommages récents n'on plus ces caractéristiques et ne peuvent être détectés par un expert.

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Retaille de la dentelure

Lorsqu'une dentelure est abîmée, les restaurateurs, même amateurs, peuvent retailler la dentelure. Cela peut se faire moyennant un jeu de retaille qu'on peut acheter en allemagne. Tous les formats de dentelures sont proposées.

Une dentelure refaite diminue obligatoirement le côté retaillé et même bien fait, se laisse détecter facilement.

D'abord il peut y avoir une irrégularité suspecte de la dentelure, mais attention, cela existe aussi sur des timbres d'origine.

Ensuite il faut se rappeler qu'il existe des dentelures carrées, comme pratiquement tous les timbres français, et des dentelures linéaires. La dentelure carrée à des coins égaux des quatre cotés, un trou central commun aux quatre timbres. Une dentelure linéraire présente en général deux coins égaux et deux coins inégaux. Un timbre de France aux coins inégaux est souvent un timbre retaillé.

Une comparaison essentielle est la droiture de la ligne de dentelure. Si le timbre a été retaillé dans la masse, ceci se constate aisément par superposition avec un timbre de la même époque et au même format. Le timbre "bien retaillé" sera toujours plus petit que le timbre d'origine.

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Valeur des timbres restaurés:

Les pourcentages le sont en rapport à la valeur ou cote pour le timbre "normal"

Bien que pour un puriste, un timbre réparé ou défectueux n'a aucune valeur, on peut conster que certains estiment la valeur résiduelle de timbres réparés:

Les exemplaires de moins de 10 €uros de cote sont à jeter à la poubelle.

Un timbre avec une dent manquante ou embelli de la sorte à ce que la réparation ne soit pas visible, est souvent considéré à 40% de sa valeur normale.

Lorsqu'il y a retaille de la dentelure ou plusieurs dents défectueuses, un "embellissement" raté: le timbre ne vaut plus que 20% de sa valeur.

Des timbres avec une déchirure invisible inférieure à 2m/m peuvent valeur 20% de sa valeur normale

Les timbres classiques à la gomme partielle, charnière épaisse ou même gomme dite "réétalée" ou les autres exemplaires regommés ont la valeur correspondante au timbre neuf sans gomme. Pour les exemplaires qui ne sont pas cotés en qualité neufs sans gomme, on peut prendre en compte 40% de la valeur du timbre charniéré

Les timbres oblitérés sans date d'utilisation lisible ont au maximum la valeur du timbre charniéré, même si la cote de l'oblitéré est plus élevée.

Le timbre oblitéré avec une date ultérieure à la dernière année de vente en bureau de poste (ces dates sont indiquées dans le catalogue MAURY) ont 50% de la valeur du timbre oblitéré coté, sauf si l'écart est supérieur à une dizaine d'années, cas ou le timbre ne vaut que 10% de sa cote.

Un timbre avec une fausse oblitération n'a aucune valeur.

En opposition aux timbres trafiqués, un timbre avec oblitération centrale et d'époque, peut valeur plus que le même timbre en qualité ** et des multiples de sa cote en oblitéré. .

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